L’entrepreneuriat sensible est une façon de concevoir l’entrepreneuriat autrement, de façon moins injonctive et plus ludique :
- Une façon où le sensible n’est pas un problème mais une guidance
- Ouverte à l’expérience, bonne ou mauvaise, tout sert à progresser
- sans injonction, ou le moins possible, pour laisser libre cours à ce qui anime vraiment
- en sortant des conditionnements, de la copie des autres, de l’injonction de réussir à tout prix
- Plus cool aussi, en ce sens qu’elle ne met pas la pression, elle explore, et ça devient un jeu
L’entrepreneuriat sensible est une façon de développer son activité non pas en cherchant la réussite à tout prix, qui viendra si cela doit être, mais en cherchant l’exactitude avec soi, ce qui anime, ce qui fait peur, et en dépassant ses freins perso non pour atteindre un objectif injonctif (réussite, revenus) mais parce que se déployer, avec ou sans difficultés, c’est chouette.
Quelques points clés :
- Humilité : ce qui est vécu dans l’aventure de l’activité n’est pas une course à la démonstration de force et de réussite. C’est une découverte de soi, qui évolue constamment et produit des effets qui se manfestent à l’extérieur de soi.
- Quantique : ce n’est pas l’action mécanique à court terme qui produit des effets durables, mais la vibration de l’envie. Chercher l’envie tout comme chercher la peur, c’est libérer de l’énergie pour mieux manifester ce à quoi on aspire.
- Sensibilité : on croit souvent devoir s’aguerrir et prendre confiance en soi pour se lancer. On peut faire l’inverse : accepter le soi dans toutes ses forces et fragilités et jouer avec ça, faire l’expérience d’abord avant de vouloir être arrivé d’entrée de jeu.
- Expérience : chaque frottement, chaque échec, chaque difficulté parle de soi, d’un problème de posture vis à vis de l’extérieur (donc d’une injonction) ou d’une croyance sur soi qui peut se libérer. Donc chaque expérience est utile, dès lors qu’on met du sens dessus.
- Contrôle et gestion de l’image : fonctionnent (carrément) bien dans notre société mais pas dans l’entrepreneuriat sensible. Plus on veut contrôler et gérer, plus quelque chose de spontané et animé s’éteint en soi. On ne peut que tendre vers plus d’authenticité, et surtout une authenticité assumée. Ce qui est le noeud du jeu.
- Procrastination : bizarrement, ce n’est pas un problème dans l’entrepreneuriat sensible. C’est au contraire la preuve d’un inconscient fort et d’une énergie à aller saisir. Une part raisonnable qui veut, une part inconsciente qui veut autre chose ou priorise différemment. On force ou on explore pour dialoguer avec nos parts ?
- Marché : la notion de marché est un faux débat dans l’entrepreneuriat sensible. A l’échelle d’un humain et non d’une méga-entreprise, il y a toujours un marché. Mais il est notre mirroir. Il nous ressemble. Donc qui suis-je pour attirer qui me ressemble (sur le point que je vends) ? Sont-ils nombreux et où sont-ils ?
- Emotions : elles guident là où ça pousse pour nous, et nous éloignent de ce qui n’est pas juste. On croit être handicapé par l’émotion, on est guidé.
- Albatros : quand nous croyons ne pas être à la hauteur, il y a de bonne chance que l’on soit en train de se galvauder et que l’intérieur n’en soit pas très content, même s’il ne communique que par le ressenti. Bref, il est possible que derrière pas à la hauteur, ça veuille plus, mieux, et différemment. Bref, on joue à l’albatros dans la mare aux canards, quand l’intérieur veut planer dans le ciel. Quelle est notre grande vision ? En avons-nous peur ?
- Peur : le business nous confronte à notre plus grande peur : celle d’exposer nos tripes et de recevoir un non. Et c’est ok. C’est l’expérience à laquelle nous sommes invités. Derrière le non ici, s’ouvre des portes là-bas. La peur est aussi un exercice de foi.
- Sens : autant le dire, pour une part profonde en nous, ça a intérêt à faire sens. Mais, on n’est pas pressé. On peut commencer petit. Le sens bataille face à nos conditionnements, nos formatages, nos visions rapetissées. C’est ok. Ca avance.
- Puissance : nous avons une puissance intérieure faite pour impacter positivement les autres. Croissant, taxi, étagère, ménage, etc. Tout a un sens, tout peut être une brique de cathédrale. Comme un non-sens. Notre puissance, le flow magique peut se déployer n’importe où, mais pour chaque personne, ce sera unique et différent. C’est ainsi.
Atelier / Conf / Entretien
L’entrepreneuriat sensible est une façon d’envisager l’entrepreneuriat de façon alternative, sans pression, sans injonctions, sans « e dois », »il faut », mais plutôt dans l’exploration.
Pour aller plus loin : voir les articles du blog ci-dessous.
Le thème peut être discuté aussi dans un atelier, en conférence, en discussion de groupe, tout est possible (me contacter Gwenn 06 26 94 33 97).
Pour un échange sur son projet, voir Accompagnement de projet, sur le « projet sensible ».